Boris était 'Pataphysicien. Il est entré au
Collège de Pataphysique en 1950, il était membre du corps des Satrapes, Promoteur Insigne de L'ordre de la Grande Gidouille, Co-Président de la cocommission de Vêture, Président de la
Sous-commission des Solutions Imaginaires, Président de la Sous-commission Mathématique et des Sciences Exactes. Voici son certificat de membre du Collège.
On connaissait Boris l'écrivain, Boris le musicien, Boris l'ingénieur. On parle moins de son expérience
d'acteur, et c'est bien dommage, car c'est un domaine où il excelle (comme d'habitude...!). Cela commence à être lassant : Boris ne nous surprend plus (il est bon partout!)
Encore une fois, on a la preuve de la modernité de Boris Vian, qui des années après sa mort, influence toujours
les artistes. Ici, Coluche reprend l'une de ses chansons les plus célèbres.
Grâce à cette citation de Boris Vian dans un article de la revue de Jazz Hot, on comprend mieux l'importance
que prit pour lui cette musique.L'avant-propos de L'écume des jours contient ces phrases, encore plus édifiantes sur la place
du jazz dans la vie de ce trompettiste :
"Il faut se garder d'en déduire des règles de conduite : elles ne doivent pas avoir besoin d'être formulées pour qu'on les suive. Il y a seulement deux choses : c'est l'amour, de toutes les
façons, avec des jolies filles, et la musique de La Nouvelle Orléans ou de Duke Ellington."
Pendant onze ans, de décembre 1947 à juillet 1958, Vian collabore à la revue Jazz Hot, acceptant cette sorte de contrainte en dépit de sa vocation de liberté. Il fut aussi critique de jazz pour
plusieurs autres quotidiens ou revues, tels que Combat, Midi-Libre, Jazz News, Spectacles, Arts.
Vian s'intéressait dans ses chroniques aux problèmes fondamentaux du jazz : débat sur le choix entre l'improvisation collective et l'arrangement musical préalable à la séance de concert ou
d'enregistrement, l'opposition du vrai jazz et de la musique commerciale et le problème de la qualité du jazz en relation avec sa vulgarisation, problème de l'édition des disques, persistance du
racisme aux Etats-Unis, rapports du jazz et du cinéma.